mardi 22 septembre 2015

Le Surfrider Campus Tour 21 arrive à Marseille !

En préparation de la COP21, nous vous proposons des activités sur la plage du Prophète à Marseille afin de découvrir les enjeux liant mers et changements climatiques ! 

Le Surfrider Campus Tour 21 (projet labellisé Paris Climat 2015) a commencé son périple le 8 juin dernier à l’occasion de la Journée mondiale de l’Océan. Depuis, le SCT21 va à la rencontre des citoyens pour les sensibiliser et les engager aux enjeux liés au changement climatique. 
 
 
Lundi 28 septembre, dès 20h00 : Cinéma plein air sur la plage du Prophète - Projection du film "Tara : voyage au cœur de la machine climatique"
   


Mercredi 30 septembre, dès14h00

Le village "Tropical Prophète" vous accueille sur la plage, pour vous proposer de découvrir via des animations ludiques et interactives les évolutions dues au changement climatique que nous connaitrons probablement d'ici quelques années, et les moyens pour prévenir ou réduire ces évolutions. 
Randonnées subaquatiques, ateliers, jeux, débats, ponctueront entre autres l'après midi. Un concert sur la plage clôturera en soirée le village !





 

***(gratuit)*** 





  


La journée du mardi 29 septembre sera dédiée aux jeunes générations (les lycéens) et aux décideurs (les politiques) pour les sensibiliser à ces enjeux. 

Tropical Prophète

Et n'oubliez pas, on se retrouve juste avant pour la prochaine action à Marseille : collecte de déchets en partenariat avec Terre-neuve 13 le 27 Septembre de 9h à 12h sur la plage de Corbières à l'Estaque.

 

jeudi 12 février 2015

Initiatives Océanes 2015

Surfrider Foundation Europe fête cette année la 20ème édition des Initiatives Océanes, la collecte des déchets sur les plages, lacs et rivières. Un des plus grands évènements écocitoyens d'Europe. 
En effet ce seront des dizaines de milliers de volontaires qui iront collecter les déchets aquatiques sur leur lieu de promenade ou leur spot préféré. 

Surfrider souhaite cette année sensibiliser le public "dès la source" avec un mot d'ordre :
"Quand on achète, c'est la mer qui paie". 


Dès l'acte d'achat, le citoyen a une responsabilité et peut agir sur son environnement.

Pour sensibiliser la société nous organisons des collectes de déchet auprès d'un public scolaire et du grand public. La réalité des déchets aquatiques ne doit pas rester confidentielle mais être visible aux yeux du monde. Nous faisons face à des quantités colossales (et inestimables) de ces déchets et à des apports perpétuels de ceux-ci via le cycle de l’eau (634 tonnes de déchets sont rejetés chaque seconde dans le milieu naturel et transitent via l’écoulement de surface vers la mer selon le Programme des Nations Unies pour l'Environnement).

Pour lutter contre ce fléau et participer à un des plus grands mouvements écocitoyens en Europe, rejoignez-nous à Marseille le samedi 21 Mars à 14h à l'Escale Borély et le dimanche 22 Mars à 9h30 à Callelongue en direction de la Calanque de Marseilleveyre.

Ou rendez-vous sur une collecte près de chez vous. Et s'il n'y en a pas organisez-en une ! 


http://www.initiativesoceanes.org/fr/

 

jeudi 4 décembre 2014

Méditerranée : Plastique partout

Le voilier scientifique Tara vient de terminer son expédition en Méditerranée, en attendant une analyse plus détaillée des données relevées, un premier constat s'impose alarmant (mais malheureusement redouté) : le plastique est partout et la Méditerranée serait la mer la plus polluée au monde par ce fléau



Martin, le capitaine de Tara Méditerranée expose les missions
de l'expédition au public à Marseille


Le filet "raie manta" qui capture les plastiques de surface



Le parcours de Tara Méditerranée


Il y a quelques années, Legambiente, la principale association de protection de l'environnement italienne indiquait dans un de ses rapports que la Méditerranée détenait un autre triste record : celui de la mer la plus polluée par les hydrocarbures, et notamment par le "goudron pélagique". Une information issue de bonne source puisque les données provenaient de "'l'Union pétrolifère" elle-même (l'association des grandes entreprises opérant en Italie dans le raffinage et la distribution de carburants, lubrifiants et autres produits pétroliers)

Source : Bilaro e Mureddu Unione Petrolifera 2004

Nous en avions fait état dans une news sur les dégazages, véritable fléau dans une mer "quasi fermée". 

C'est ainsi un nouveau et triste record qui vient s'ajouter au tableau de notre mer, qui est pourtant un viviers de biodiversité et de beauté. 

Surfrider Foundation Europe était engagé aux côté de Tara Expéditions pour sensibiliser le public à la question de la pollution par les déchets lors des escales françaises du navire. 


Tara 

Tara est un voilier d'exception à la ligne reconnaissable entre toutes, qui a marqué l'histoire de la navigation française et scientifique. Conçu pour naviguer dans les mers polaires, la goëlette n'est autre que le fameux "Antarctica" de Jean-Louis Etienne. 
Il a connu une seconde vie sous le nom de "Seamaster", entre les mains d'un marin de légende, Peter Blake, qui y a tragiquement perdu la vie lors d'une attaque de pirates sur le fleuve Amazone en 2001 lors d'une mission scientifique. 

Suite à ce drame, le voilier a été racheté par la célèbre créatrice de mode Agnès b. qui perpétue aujourd'hui l’œuvre de ses prédécesseurs, avec cette dernière mission en date : "Tara Méditerranée", une mer chère à son cœur. 






vendredi 17 octobre 2014

Surf is up !

Ça surfe à Épluchures ! (en Français dans le texte)



Ça surfe avec style et décontraction, plutôt longboard et SUP, sur une petite houle sympathique depuis quelques jours. 
Par contre on ne sait pas trop dans quoi. Les pluies des derniers temps et la couleur de l'eau incitent à ne pas boire la tasse. Si en plus on ajoute un peu de paraffine au passage, plus besoin de wax...



L'après-midi, la houle tombant, les baigneurs ont pris le relais. 
Une indication pour les lecteurs qui ne seraient pas de la région, il a fait 26°C à Marseille aujourd'hui, l'eau est aux alentours de 22°C (et on vous livre un petit secret : ce n'est pas rare à cette période de l'année...).

Nous nous posions la question il y a un peu plus de trois semaines, elle est et restera d'actualité. 
Aux esprits taquins ou chagrins qui demanderaient "que fait Surfrider ?", nous répondrions : des tests de la qualité de l'eau, conformément aux directives européennes, et nous en faisons toute l'année, et en dehors des "zones de baignade" (notamment sur les spots de surf et de plongée par exemple). 

Mais Surfrider n'a pas vocation à se substituer aux pouvoirs publics en ce domaine (ni les moyens financiers de le faire...). Par notre action (depuis 2007 à Marseille par exemple) nous les invitons à prendre en main ces dossiers, les sensibilisons à ces questions comme nous sensibilisons le grand public.

vendredi 10 octobre 2014

Mare Nostrum...

Mare Nostrum, c'est ainsi que les Romains nommaient la Méditerranée. "Notre mer", dont ils avaient unifié les rives sous un même empire.
Cela ne s'est pas fait sans heurts et cette Civilisation, aussi brillante fut-elle, a mené cette entreprise à grand renfort de ses puissantes légions. 
Deux millénaires plus tard, après de nombreux aléas, avancées, reculs successifs, qui oserait dire que la civilisation, au sens commun du terme cette fois, n'a pas progressé ?
Et pourtant... 



Et pourtant le faisceau médiatique qui se braque, le temps d'un naufrage que l'on pourrait autant qualifier d'assassinat, laissant 10 rescapés sur 500 "migrants" (qu'on aurait appelé il y a quelques années encore des "réfugiés") vient remettre quelque peu en question ce mot "civilisation". 

Quel est le monde où des conflits multiples poussent des populations entières à tout quitter pour se "réfugier", au péril de leurs vies, vers des terres qui si elles sont en paix et (plutôt) prospères, ne veulent pas d'elles. 
Aucune de ces questions n'est simple, les vagues de réfugiés se succèdent au gré des conflits ou des difficultés économiques.

Si rien n'est simple dans les conflits qui poussent ces populations à remettre leur sort entre les mains de passeurs verreux profitant de leur détresse, qui les détroussent littéralement avant, parfois, de les assassiner en mer, comme ce fut le cas ce 15 septembre 2014, un constat est là lui, éloquent, un chiffre qui claque comme une détonation, qui heurte, ne peut laisser indifférent :
Ils sont 500 a avoir péri noyés ce jour-là en Méditerranée, ils sont entre 20000 et 25000 à avoir perdu la vie en 20 ans dans notre mer... à quelques centaines de kilomètres ou miles nautiques de nous. 

Titouan Lamazou, l'artiste-navigateur avait lancé ce cri de colère lors des Rencontres d'Averroès en 2010 à Marseille. Lui qui avait connu la Méditerranée comme un espace de liberté dans sa jeunesse et ses premières traversées dénonçait le fait qu'elle soit devenue une barrière entre le nord et le sud, qu'en 30 ans, la liberté ait laissé la place aux frontières, aux contrôles, aux barrières.

Et si pour un habitant du nord comme lui, comme nous, cela touche à des notions aussi importantes que la liberté, pour un habitant du "sud" victime des conflits, cela touche à la simple notion de survie.
20000 morts annonçait l'Artiste de l'UNESCO pour la paix... depuis quelques milliers de plus, anonymes, hommes, femmes et enfants, sont venus s'ajouter au macabre décompte. La Méditerranée, si belle, est aussi un des plus grands cimetières du monde avait-il dit. 

Les États réagissent au coup par coup, construisant des barrières que les "migrants" prennent d'assaut régulièrement comme à Ceuta et Melila, les enclaves Espagnoles au Maroc. 
Ils mettent en place, comme l'Italie, des moyens d'ampleur, militaires, pour faire face à une réalité dont ils détournent le regard à d'autres moments, à Lampedusa, moyens qui sont débordés et qu'ils ne peuvent tenir sur la longueur. Que se passera-t-il quand l'opération "Mare Nostrum" s'arrêtera ?...

Les problèmes sont d'une grande complexité, les solutions peut-être plus encore, seul le nombre de morts est "limpide". 
Devant cette complexité, devant la dureté, parfois l'horreur des situations, faut-il pour autant détourner le regard ? Le faisceau médiatique est déjà reparti ailleurs depuis longtemps. Le compteur macabre continuera de tourner.
Titouan Lamazou s'était exprimé lors d'une conférence sur l'environnement, et avait parlé fort justement de ces problèmes humains, car tout est lié. 

Surfrider Foundation Europe et son antenne Bouches-du-Rhône n'ont pas pour mission de traiter ces questions et problèmes. Nous nous attelons à protéger la mer et le littoral, la tâche n'est déjà pas aisée.
D'autres organisations se consacrent au secours aux réfugiés, les États le font parfois également, avec les plus grandes difficultés comme cela est régulièrement rapporté. 

Mais tout cela se déroule sur la même "scène", la Mer Méditerranée, "notre mer" qui à d'autres périodes reliait ses deux rives au lieu de les séparer. C'est pour cela que nous nous permettons d'écrire aujourd'hui cet article, comme Titouan Lamazou avait lancé ce cri de colère et de détresse, sans avoir la prétention d'avoir la portée de sa voix, pour avoir les yeux ouverts sur ce qui se passe devant nous...

mercredi 24 septembre 2014

Saison balnéaire finie, surveillance de la qualité des eaux partie

Ils étaient nombreux à la plage ce samedi 20 septembre à profiter de la douceur de la fin de l'été marseillais avec une mer à 23°C. Année après année, les faits ne se démentent pas, les plages marseillaises sont prises d'assaut en juin et septembre. 

Plages du Prado, samedi 20 septembre en fin de journée


Or un violent orage a frappé la ville et ses alentours la veille au matin, et dans ces cas là, le risque est bien connu à Marseille : le déversement à la mer du surplus des égouts que la station d'épuration n'est pas en capacité de traiter, le flux étant gonflé par les eaux de pluie récupérées par le réseau unitaire du centre ville.

Les eaux de lessivage des rues qui peuvent s'écouler en mer par endroit peuvent aussi présenter un problème. Le principe de précaution, et le conseil donné par Surfrider, est de ne pas se baigner après une pluie, a fortiori après un gros orage. 

Mais il n'est pas toujours évident pour le public de faire le lien entre l'orage de la veille et les conditions idéales du jour suivant, et l'absence d'information ne lui permet pas d'au moins faire le choix de se rendre à la plage en connaissance de cause. 
Or c'est là que nous nous confrontons à une particularité marseillaise : une "saison balnéaire" qui se termine le 31 août, et avec elle la fin de la surveillance quotidienne des plages et de la qualité de leurs eaux. Et ce alors qu'elles sont très fréquentées à ce moment.
Des communes voisines proposent encore ce service au mois de septembre.


Capture d'écran du site de la Ville.


Ainsi, nous sommes dans l'impossibilité de dire si les usagers se sont baignés dans des eaux de bonne qualité ce week-end ou dans une eau potentiellement polluée, qui aurait vu le drapeau violet hissé et la baignade interdite durant l'été.



mercredi 17 septembre 2014

Le Parc National des Calanques voit rouge

En 1964,  Alain Bombard, célèbre biologiste, dénonçait le précédent créé par l'autorisation des rejets de l'usine d'Alumine de Gardanne au large de Cassis au moyen d'un émissaire de 47 km de long, se déversant dans le canyon de Cassidaigne.





50 ans et des dizaines de millions de tonnes de boues rouges déversées plus tard, le Conseil d'Administration du nouvellement créé Parc National des Calanques vient d'autoriser l'usine à 30 ans de rejet en plus, quand il était prévu un arrêt en 2015 depuis 1996...

Surfrider Bouches-du-Rhône était présent à la manifestation recevant les participants au Conseil d'administration au côté d'autres ONG et d'associations de défense des Calanques pour affirmer son opposition à une pollution qui n'a que trop duré. 

Suite au vote, Yves Lancelot, océanographe et ancien directeur de recherche au CNRS, membre du conseil d'administration du parc (et un des trois représentants d’associations de protection de l’environnement, sur un collège de 51 votants !...) s'est dit choqué par son résultat : "C'est dramatique, personnellement ça me choque beaucoup".

dimanche 28 juillet 2013

Triathlon en eau impropre

Ce dimanche 28 juillet avait lieu le premier triathlon international organisé à Marseille depuis 18 ans. Succès de participation et d'organisation au vu des retours effectués par les concurrents, un bémol peut toutefois être apporté au niveau de la natation, qui s'est déroulée dans une eau de qualité insuffisante, impropre à la baignade.
L'épreuve avait lieu plage de l'Huveaune, notre Epluchures Beach chère à tous les pratiquants de sports de glisse, qui souffre malheureusement depuis vendredi 26/07 d'un taux de bactéries trop élevé et a donc été interdite à la baignade.  
Le site de la ville de Marseille indique bien un drapeau violet (pollution) pour la plage ce dimanche, comme c'était le cas les deux jours précédents :
Capture d'écran des infos plage de la ville de Marseille
Hors
, ce matin, opportunément, aucun drapeau n'a été hissé sur le poste de secours. A 12h, alors que la course était terminée, nous avons assisté à la levée du drapeau violet et à l'annonce au micro de l'interdiction de baignade.

La réaction de quelques compétiteurs encore présents sur place traduisait leur interrogation : "dans quoi nous ont-ils fait nager ce matin ?", un autre faisant alors remarquer que l'eau avait mauvaise odeur ou mauvais goût sur une partie du parcours.

En résumé, la baignade a été interdite à partir de vendredi, rétablie plus ou moins (pas de drapeau hissé sur le poste de secours, ce qui n'est pas l'usage habituel) dimanche matin, et à nouveau interdite à midi pour cause de pollution...


A noter que la partie natation du triathlon a eu lieu entre 7h et 8h du matin, avant l'ouverture du poste de secours, mais cela ne change pas le fond du problème, puisqu'en temps normal les panneaux d'interdiction de baignade restent jusqu'à ce que l'interdiction soit levée par une nouvelle analyse de la qualité de l'eau montrant des résultats conformes aux normes sanitaires en vigueur.

On le rappelle, la baignade dans une eau polluée et "le contact avec des germes pathogènes peuvent entraîner des maladies de la sphère oto-rhino-laryngée ou de l'appareil digestif (gastro entérites, irritations des yeux, éruptions cutanées, etc.). Ce risque dépend de l'état de santé et de l’âge du baigneur lui-même (enfant, personne âgée, etc), certaines personnes étant moins vulnérables que d’autres". http://www.surfrider.eu/fr/qualite-de-leau-et-sante/faq.html

Si certains concurrents, comme ceux que nous avons cité plus haut, ne semblaient pas au courant de l'épisode de pollution, les commentaires laissés par d'autres sur la page facebook de l'épreuve étaient évocateurs :
"L'eau pas très propre, plage interdite a la baignade par la préfecture il faut changer de lieu pour la natation pour 2014"
"Pour 2014, j aimerais [...] une partie natation effectuée ailleurs que dans l'embouchure de l Huveaune. Je n ai pas bu la tasse mais le peu d eau qui est rentré ds ma bouche m à brûlé la langue et irrité les lèvres et l'estomac !!!!"
On peut donc s'interroger sur la tenue de l'épreuve dans ces conditions et par rapport aux arrêtés municipaux qui régissent la baignade. Nous sommes bien conscient de la difficulté d'apporter des modifications à une telle épreuve où les transitions entre trois disciplines impliquent une organisation sans faille, mais d'un autre côté si la santé des participants est en jeu... Sans parler du respect des règlements de baignade. 

Concernant les règlementations, la consultation du règlement sportif sur le site internet de la Fédération Française de Triathlon permet de voir que la question de la qualité de l'eau est abordée (p.51), mais reste un peu évasive :
8.22.1.5
Qualité de l’eau
L’organisateur est tenu d’effectuer une analyse de l’eau dans laquelle va se dérouler la partie natation.
Les résultats de cette analyse sont transmis au Médecin Délégué Régional, dans les quinze jours précédant la date de l’épreuve. Ils doivent être également affichés sur le lieu du retrait des dossards et ce, de façon visible. Ils seront, de plus, clairement explicités par l’organisateur.
Les coureurs de l’épreuve sont libres, au vu de l’information sur la qualité des eaux, de choisir ou non de prendre le départ de la course.

Depuis 2013, la Fédération Française de Triathlon est partenaire de Surfrider Foundation Europe dans la lutte contre la pollution par les déchets aquatiques. La tenue d'une épreuve de haut niveau à Marseille, et les conditions un peu particulières du déroulement de l'épreuve de natation, apparaissent pour nous comme une occasion d'échanger avec la Fédération sur la question de la qualité des eaux de baignade.

samedi 13 juillet 2013

Bien trier à Marseille

Le tri sélectif des déchets est une pratique qui tend à se généraliser. Permettant des économies d'énergie et de matières premières ainsi qu'une réduction de la pollution, le tri est la première étape indispensable vers la réduction des déchets.

Pour autant, au milieu de multiples consignes de tri différentes, d'objets recyclables mais pas recyclés, et d'informations difficiles à trouver, il n'est pas toujours facile de savoir quel objet est concerné et où le jeter.

Nous allons tenter d'apporter quelques éclairages pour bien trier à Marseille.

Mémo : 
  1. Jeter son tri en vrac, sans sac poubelle. Séparer les matières
  2. Concernant les plastiques, on ne met au tri QUE ce qui est indiqué sur les images collées sur les bacs : seuls les bouteilles et flaconnages en plastique sont recyclés.
  3. Exemples les plus courants d'erreurs : les sacs plastiques, les barquettes en polystyrène, les pots de yaourt, les papiers et cartons salis (type boîte à pizza) ne se recyclent pas et doivent être jetés à la poubelle classique.
  4. Les cartons marrons épais, avec une couche ondulée, se jettent en déchetterie
  5. Les déchets électroniques se recyclent dans de nombreux points de collecte
  6. Le site de MPM sur le tri des déchets trionsnosdechets-mpm.fr/trier-oui-mais-ou 
  7. Prendre rendez-vous pour l'enlèvement d'encombrants


Le tri
 

Le tri sélectif a été mis en place il y a une dizaine d'années à Marseille. S'il existe encore des lieux ponctuels qui ne sont pas équipés, le tri est présent sur toute la ville (et sur toute la communauté urbaine), par la "collecte en porte en porte" (bacs jaunes individuels) ou la "collecte sélective en points d'apport volontaire" (les colonnes de tri verre/papier/emballages).

Les déchetteries (il y en à 6 à Marseille et 18 sur tout MPM pour les particuliers) viennent compléter le dispositif.

Les moyens sont là, la volonté aussi, toutefois il reste parfois difficile de ne pas commettre d'erreur de tri. Consignes différentes d'une région à l'autre, objets recyclables mais pas recyclés (en France seul 20% du plastique est recyclé), information indisponible sont autant de difficultés sur le parcours du trieur.

Dans le cas des plastiques par exemple, ce sont aujourd'hui principalement les critères de rentabilité qui déterminent ceux qui sont recyclés et ceux qui ne le sont pas. En résumé (et on peut le regretter), seuls les bouteilles et flaconnages en plastique sont recyclés et doivent être mis dans le bac de tri. La quantité d'objets en plastiques recyclés (au delà des simples bouteilles et flacons comme aujourd'hui) devrait être élargie en 2015...

Le nouveau site de Marseille Provence Métropole dédié au tri des déchets, est un outil efficace pour bien trier et localiser les points d'apport volontaire disponibles dans l'agglomération marseillaise trionsnosdechets-mpm.fr/trier-oui-mais-ou 

Le site propose aujourd'hui de nouveaux services pratiques, comme la prise de rendez-vous en ligne pour l'enlèvement des encombrants ou effectuer les démarches pour commander un composteur


Eviter les erreurs
 
Pour aider à ne plus faire d'erreur, les collectivités de dotent de sites internet
détaillés qui permettent de savoir où jeter chaque déchet, ici pour Marseille Provence Métropole (ou pour la communauté d'agglomération de Grenoble par exemple) .

Quelques différences peuvent exister : par exemple à Marseille les cartons marrons épais, avec une couche ondulée, se jettent en déchetterie, mais on retrouve les principales consignes qui permettent d'éviter les erreurs.



Parmi les exemples les plus courants d'erreurs, les sacs plastiques, les barquettes en polystyrène, les pots de yaourt, les papiers et cartons salis (type boîte à pizza) ne se recyclent pas et doivent être jetés à la poubelle classique.
Il faut également prendre l'habitude de séparer les matières, ne pas mettre un flacon en plastique dans une boîte en carton pour gagner de la place par exemple, et dissocier les parties plastiques des parties carton d'un emballage. Ceci peut paraître fastidieux mais ne prend que quelques secondes, toutefois en cas de manque de temps pour réaliser ces gestes il faut jeter l'emballage à la poubelle classique.
Et bien sûr jeter son tri en vrac, sans sac poubelle (puisque celui-ci ne se recycle pas).



Les déchets électriques et électroniques
Les déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) très présents chez les particuliers (ce sont les téléviseurs, les appareils électro-ménagers, les chargeurs, etc.) doivent également faire l'objet d'une collecte séparée, car ils contiennent à la fois des polluants (comme les métaux lourds) mais aussi des métaux précieux réutilisables. Ils sont facilement reconnaissables grâce à ce symbole :  

Obligatoire depuis 2006, la mise en place de la collecte des DEEE a été longue. Elle commence à être réellement opérationnelle aujourd'hui. On peut ramener un objet au magasin quand on en achète un pour le remplacer, on peut également les amener dans un des nombreux points de collectes disposés dans les grandes surfaces ou en déchetterie

Huit des seize déchetteries de MPM ont été équipée récemment de colonnes spécifiques pour les petits objets électroniques
, les grands étant également recyclés.

Bon tri !


lundi 8 juillet 2013

Initiative Océane et concert

Surfrider vous donne rendez-vous mardi 9 Juillet à 10h à l'Escale Borély (Marseille 8ème) pour un nettoyage de plage. Les participants seront invités à embarquer pour un concert sur un bateau le soir même au Vieux Port.


Tout commence il y a quelques semaine quand Amélie remporte un concours organisé par Ray Ban et Radio Nova. Son envie, qui a séduit le jury : 


"J'aimerais organiser un concert SUR la mer en partenariat avec une association, afin de sensibiliser les gens à la pollution maritime et sur les plages, où chaque personne ayant nettoyé la mer ou la plage se verrait offrir une place de concert".

Tout était dit non ? Il n'y avait plus qu'à réaliser le projet d'Amélie. 

Radio Nova nous a alors tout naturellement contactés pour mettre en place le nettoyage de l'évènement, et c'est ainsi que nous vous invitons à nous rejoindre le mardi 9 juillet à 10h à l'Escale Borély, pour la première étape de la journée. 
Tous les participants au nettoyage (dans la limite des 200 places disponibles) seront ensuite invités à embarquer sur "l'Ilienne" à 19h30, sur le quai d'Honneur du Vieux Port, pour une soirée qu'on espère mémorable, avec une émission sur le thème de la mer diffusée en direct par Radio Nova, et un concert des Concrete Knives !


A mardi, et merci Amélie ! 



lundi 18 mars 2013

Initiatives Océanes 2013

Les Initiatives Océanes arrivent du 21 au 24 mars 2013 ! 

Plus importante mobilisation écocitoyenne d'Europe, elles verront des dizaines de milliers de personnes venir nettoyer leurs plages, lacs et rivières préférés. 

Dans les Bouches-du-Rhône de nombreux nettoyages sont organisés de La Ciotat à la Côte Bleue en passant par Marseille, à destination du grand public, des scolaires ou des entreprises.

L'antenne Surfrider Bouches du Rhône sera présente dès le mardi 19 mars sur l'opération Campus propre à Luminy. Nous sensibiliserons des classes d'école primaire et de collège les jeudi et vendredi, et enfin nous vous attendons tous le 
samedi 23 mars de 14h à 18h à l'Escale Borély, à Marseille, pour le grand nettoyage du week-end.

mardi 3 juillet 2012

Campagne mégots Surfrider 13

Ecrit par Lionel le 3 Juillet 2012


Campagne mégots Surfrider Foundation Bouches-du-Rhône, résultats de l’action du Samedi 30 juin 2012 menée sur les plages du Prado, de la Fausse Monnaie et du Prophète. 


En ce samedi 30 juin, Surfrider Foundation Bouches-du-Rhône, épaulée par 20 volontaires au service civique de l’association Unis-Cité et 5 salariés de la Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire PACA, a organisé une action anti-mégots de cigarettes à Marseille, sur la Corniche Kennedy et les plages du Prado (Nord et Sud), de la Fausse Monnaie et du Prophète.

A l’issue de cette journée qui se voulait un point d’orgue de sa campagne de sensibilisation menée toute cette année, les bénévoles ont ramassé 25 000 mégots ! Ce nombre peut paraître hallucinant, et pourtant il en restait encore sur les plages lorsqu’ils les ont quittées, probablement au moins autant, et ce pour deux raisons.
Premièrement les mégots se sont accumulés au cours du temps et se sont enfouis dans le sable, ne ressortant qu’au gré des retournements de la plage du fait des passages des usagers. Il faudrait donc repasser de nombreuses fois au même endroit pour l’épurer totalement des mégots qu’il recèle.
Deuxièmement, les fumeurs de la plage, à de rares exceptions près, en ajoutaient constamment, éteignant leur cigarette dans le sable et y laissant négligemment le mégot planté, malgré les cendriers de plage distribués gratuitement par les services municipaux.

Cette campagne que nous avons menée tout au long de cette année avait pour but de vous faire prendre conscience, chers concitoyens, de la pollution générée par les mégots de cigarette. Nous nous sommes appuyés sur des chiffres accablants : un seul mégot pollue 300 litres d’eau à cause des plus de 2500 composés chimiques qu’il contient ; le filtre, constitué d’acétate de cellulose, met plusieurs années à se dégrader en plancton plastique ; Les effets des mégots de cigarette sur la biodiversité ont été attestés par des études scientifiques, provoquant une mortalité totale des daphnies en 48h dès qu’il y a deux mégots par litre, ou la mortalité de 50% de la population de poissons dès qu’une concentration de 1,1 mégot par litre était atteinte (source lemegotdefi.com). Et nous avons ramassé les mégots sur les plages pour que vous réalisiez à quel point ils envahissaient votre environnement : 6 700, 14 000, 5 400, et hier 25 000, au total plus de 50 000, les chiffres sont éloquents. Sans réaction de votre part, demain, nos plages en seront tapissées. Est-ce cela que nous voulons pour nos enfants ?

Il est pourtant très simple de réagir face à ce fléau. Il suffit de considérer que le mégot est un déchet comme un autre, et de le jeter dans un cendrier ou une poubelle. Tout le monde peut faire ça, alors qu’attendons-nous ?

lundi 28 mai 2012


Déchets à Epluchures Beach

Ecrit par Rémi le 28/5/2012
Le week-end du 20 Mai a vu d'importantes précipitations tomber sur la Provence, et des records de cumuls de pluie sur ce mois battus dans certaines communes des Bouches du Rhône.
Chaque épisode de fortes pluies entraîne à Marseille le relargage de l'Huveaune dans son lit naturel ainsi que la surverse des eaux usées (égouts) vers l'embouchure du fleuve côtier, occasionnant une arrivée plus ou moins importante de déchets sur les plages du Prado. Cette fois-ci elle a été massive...
Vous avez été très nombreux à réagir aux photos de la plage d'Epluchures Beach submergée de déchets que nous avons publiées sur notre
page facebook ou notre compte twitter.
Des réactions qui se partageaient entre dépit et colère, des sentiments que nous ressentons tous face à un tel spectacle.
 
Le problème des déchets à Epluchures Beach est connu depuis longtemps, c'est même de là que vient le surnom donné par les premiers véliplanchistes à la plage de l'Huveaune dans les années 1970...
 
Si la réalisation de la station d'épuration de Dromel dans les années 1980, le détournement de l'Huveaune vers l'émissaire de Cortiou, et les évolutions du tissu industriel de la vallée de l'Huveaune ont permis d'améliorer sensiblement l'état des plages situées à l'embouchure du fleuve côtier, il subsiste toujours des problèmes lors d'épisodes pluvieux importants, quand le cours d'eau et les eaux d'égout du réseau unitaire doivent être relarguées vers la mer afin de préserver les installations de traitement des eaux et les réseaux, dont la capacité est alors dépassée.

Surfrider agit

Surfrider est impliqué sur ce sujet depuis plusieurs années, voici un aperçu des actions que nous y avons consacré... :
La rédaction d'un dossier Gardiens de la Côte
 
Des news et articles :
Plages : Attention déchets!
Voyageau bout de l'Huveaune
Surf en eaux troubles
Orage ô désespoir...
 
Des manifestations :
Sauvons Epluchures Beach !   
2ème Journée d'Epluchures Beach
3e Journée d'Epluchures Beach
 
Des interventions lors d'événements surf ou environnement :
Le Prado Défi
La fête de l'Huveaune
 
Des témoignages photo des pollutions :
picasaweb.google.com/SurfriderFoundation13/Epluchures241009
picasaweb.google.com/SurfriderFoundation13/Epluchures020809
 
Nous avons également rencontré les acteurs du traitement des eaux à Marseille et les élus en charge de ces dossiers.
Il s'agit pour nous d'un travail de longue haleine pour lequel nous mobilisons tous les moyens à notre disposition, de la sensibilisation à la manifestation en passant par le lobbying.
 
Les solutions

Les solutions existent . Elle consistent notamment en une amélioration du civisme à Marseille pour obtenir une ville propre, et une augmentation des capacités de traitement des eaux pluviales, notamment par la construction de bassins de rétention. C'est ce pour quoi nous militons.